Statuts de la Confrérie des Pénitents bleus de
Toulouse

version 4 du 25 novembre 2010
statuts approuvés le ... par ...
version provisoire n° 68
Statuts de la Confrérie des Pénitents bleus de Toulouse érigée à l'honneur
de Dieu crucifié, immolé sacramentellement dans l'adorable Eucharistie, sous
la protection de la Très Sainte Vierge Marie sa Mère Assompte, et sous
l'invocation des glorieux Saint Jérôme, Saint Louis Roi de France, et Sainte
Marie-Madeleine.
Article 1
Forme de la réception des Confrères
Tous ceux qui voudront rejoindre la présente Confrérie des Pénitents bleus,
hommes chrétiens catholiques majeurs, après avoir prié Dieu Notre Seigneur
de les éclairer, s'adresseront au Prieur ou au vice-Régent afin d'être
informés des conditions d'admission et des engagements que prend le
Pénitent. Le postulant, par sa demande, donne de facto l'autorisation
à l'un des Censeurs de s'informer de sa réputation et de sa situation vis à
vis de l'Eglise catholique. La décision d'admission est prise dans les
quinze jours par vote de l'assemblée dûment convoquée spécialement à cet
effet, à la majorité des voix des présents. La raison du refus éventuel
d'admettre le postulant n'est pas tenue d'être exposée. Le postulant admis,
qui se fera dès lors appeler Confrère ou Frère par les membres
de la Confrérie et Pénitent par toute autre personne, est incorporé
définitivement à la Confrérie au cours de la sainte Messe célébrée le jour
de la fête de St Jérôme, le 30 septembre, après une période probatoire de
durée variable appelée Noviciat. L'engagement dans la Confrérie se
fait devant Dieu notre Seigneur au cours de la Messe, mais ne comporte pas
de voeux. Le Pénitent est libre de quitter la Confrérie à tout moment sans
explications.
Article 2
De l'habit, ceinture, chapelet et image
Le sac avec cagoule, destiné à créer une unité sociale, sera de couleur
bleue tirant vers le violet, couleur liturgique des temps de l'Avent et du
Carême. L'étoffe sera en toile rugueuse, la ceinture de même couleur que le
sac, avec un chapelet blanc que le Pénitent portera sans ostentation. Le sac
sera fait sur mesure, sans aucun pli, tout d'une pièce. Une petite image de
St Jérôme sera cousue sur l'épaule gauche. Le sac devra descendre jusqu'aux
pieds afin de cacher le bas du pantalon mais ne devra pas toucher le sol. Le
sac est mis à la disposition du Novice et devra être restitué en cas de
départ de celui-ci de la Confrérie, avec les ornements et accessoires qui
lui auront été remis le jour de son admission.
Article 3
De ce qui s'observe à la réception des Confrères et
comme ils prêtent le serment
Le Novice sera revêtu de son sac par les mains du
Prieur au milieu de toute la Confrérie assemblée. Après avoir entendu une
brève exhortation de celui-ci, entouré du vice-Régent et du Maître de
Chapelle, le Novice sera interrogé afin de savoir s'il n'est pas membre
d'une autre Confrérie de Pénitents. Puis il prêtera le serment solennel sur
la sainte Bible et les présents statuts, à genoux devant l'autel de la
chapelle de la Confrérie, promettant de les garder fidèlement et de rester
humble et discret sur les activités de celle-ci dont il n'y a pas
lieu de se vanter. Ensuite, le Secrétaire écrira dans le registre des
admissions de la Confrérie son nom, son état ou sa profession, et la date de
son admission. Enfin, l'assemblée chantera l'hymne Veni Creator. Le
même jour, le nouveau Pénitent s'efforcera après son admission d'assister à
la Messe et de communier. Si on le reçoit dans la Confrérie le soir, il
s'efforcera de le faire le lendemain au plus tôt.
Article 4
De la création des Officiers, de leurs obligations, et
du jour destiné à cet effet
Tous les ans, la veille de la fête de St Jérôme, le
jour où l'on fête les Saints Archanges Michel, Gabriel et Raphaël, soit le
29 septembre, après avoir assisté le matin à la Messe du Saint-Esprit dans
la chapelle de la Confrérie, entendu une exhortation et chanté le Veni
Creator, tous les Confrères assemblés éliront du corps de la Confrérie,
à la majorité des suffrages, un Prieur et un vice-Régent ayant la même
autorité que lui en son absence. Ces deux personnes devront être de grande
vertu, de profonde piété et de singulière prudence, à qui tous les confrères
obéiront en toutes circonstances avec délicatesse pour l'amour de
Jésus-Christ. Le Prieur, ou son vice-Régent en son absence, dirige la
Confrérie mais il ne peut prendre aucune décision d'importance sans avoir
consulté le Conseil au préalable. Le Prieur préside toutes les assemblées
privées et publiques. Le Conseil est composé des quatre Censeurs, du Maître
de chapelle, du Syndic, du Secrétaire, du Marguillier et de son adjoint, du
Trésorier et de l'Aumônier. Le Maître des cérémonies, prêtre, est membre du
Conseil mais avec voix consultative seulement. Il ne prend pas part aux
votes.
Article 5
De la création des autres Officiers
Ce même jour, après avoir élu le Prieur et le
vice-Régent, l'assemblée élira de même quatre Censeurs, chargés de
s'informer sur la moralité des postulants et de veiller sur le comportement
de tous les Confrères, un Maître de chapelle, un Maître des cérémonies,
prêtre de la Confrérie, un Syndic, un Marguillier et son adjoint, un
Trésorier, un Aumônier, personne laïque chargée des aumônes et autres
collectes de fonds, et un Secrétaire.
Article 6
Du devoir du Maître de chapelle
Le Maître de chapelle gère les célébrations liturgiques
et les processions. Il a autorité sur le Maître des cérémonies. Il est
responsable de la Chorale et des hymnes qui ne manqueront pas d'être chantés
aux processions du Jeudi-Saint, du dimanche dans l'octave de la Fête-Dieu,
de la fête de Ste Marie-Madeleine le 22 juillet, de la fête de l'Assomption
de la Vierge Marie le 15 août, de la fête de St Louis le 25 août, de la fête
de notre patron St Jérôme le 30 septembre, des sept Vendredis de Carême, de
toutes les autres fêtes du calendrier liturgique et autres occasions
spéciales décidées par le Conseil.
Article 7
Du devoir du Maître des cérémonies
Le Maître des cérémonies doit être un prêtre,
diocésain, religieux ou autre. Il célèbre tous les Offices de la Confrérie
et administre les sacrements. Il règle les Offices avec le Maître de
chapelle dont il dépend pour ce qui concerne les affaires de la Confrérie.
Il dirige ou fait diriger la chorale. Il prêche les exhortations. Il assiste
en Pénitent aux processions.
Article 8
Du devoir du Syndic
Le Syndic sera si possible un avocat, inscrit à l'Ordre
du Barreau. Il est chargé de défendre les intérêts de la Confrérie lors de
toutes actions en justice. Il est le porte-parole de la Confrérie à
l'extérieur de celle-ci. Il peut demander la convocation d'une assemblée
générale extraordinaire pour faire régler tout problème. Il est le
responsable administratif et financier de la Confrérie. Il a autorité sur le
Trésorier, qui lui rend compte de sa gestion, et sur le Secrétaire, qui
l'assiste.
Article 9
Du devoir du Marguillier et de son adjoint
Le Marguillier et son adjoint sont responsables des
Services Généraux de la Confrérie. Ils sont chargés notamment de la
décoration magnifique de la chapelle, si celle-ci est privée, et autres
lieux de culte lors des célébrations et processions citées à l'article 6 des
présents statuts, et spécialement de la décoration du Reposoir du
Jeudi-Saint.
Article 10
Du devoir du Trésorier
Le Trésorier encaisse les droits d'entrée ainsi que les
droits annuels que chaque Confrère doit verser au plus tard le jour du
Jeudi-Saint pour financer notamment les décorations et ornements dont il est
question à l'article 9 des présents statuts. Il règle les frais généraux de
la Confrérie. Il tient les livres de comptes. Il peut utiliser les recettes
reçues sous forme d'aumônes par l'Aumônier son adjoint, sur qui il a
autorité, mais uniquement avec l'autorisation ou à la demande du Prieur.
Article 11
Du devoir de l'Aumônier
L'Aumônier, personne laïque, est le responsable de la
collecte des dons (aumônes). Il rend compte au Trésorier dont il est
l'adjoint. Il a la charge de demander aux Confrères, lors de chaque
assemblée, des dons à son initiative pour financer telle ou telle dépense
prévue par le Prieur ou le Conseil. Il est chargé de visiter les jours de
fêtes solennelles des malades dans le besoin afin de leur apporter des fonds
récoltés à leur intention. Il a également la responsabilité de recueillir
des fonds pour aider régulièrement des fondations d'orphelins-apprentis et
des associations de protection de mères célibataires ou de futures mères en
détresse.
Article 12
Du devoir du Secrétaire
Le Secrétaire tient le registre des délibérations du
Conseil et enregistre l'admission des nouveaux Confrères. Il assiste le
Syndic, dont il dépend, dans tous ses travaux administratifs.
Article 13
Du jour et heure du Conseil
Le Prieur ou le vice-Régent devront prévenir au moins
trois jours à l'avance tous les Confrères de la tenue d'une assemblée
générale extraordinaire en vue d'admettre un postulant. Lors de cette
assemblée, le ou les censeurs, soigneusement informés sur le postulant,
feront un bref exposé de la moralité et de la situation de celui-ci avant de
procéder au vote en faveur de son admission. L'absence d'aucun Confrère à
cette assemblée n'est autorisée sauf cas de force majeure. En cas d'absence
autre que pour cas de force majeure, le Confrère absent devra verser au
Trésorier une somme définie dans
le Règlement intérieur. Si l'absence a lieu le
Jeudi-Saint ou le jour de la fête de St Jérôme, fête de la Confrérie, la
somme sera doublée. Cet apport financier sera utilisé exclusivement pour les
objets du culte.
Article 14
Des droits d'entrée et annuels
Tout postulant admis dans la Confrérie
devra verser au Trésorier le jour de son admission le montant du droit
d'entrée défini dans le Règlement intérieur. Tout Confrère, quelque soit son
rang, devra verser la même somme chaque année le jour du Jeudi-Saint.
Cet apport financier sera utilisé exclusivement pour
les objets du culte et la décoration dont il est question à l'article 9 des
présents statuts, et pour faire
célébrer des messes pour les Confrères décédés pendant l'année.
Article 15
Des charges particulières des Confrères
Les postulants admis dans la Confrérie
contractent une obligation particulière :
-
d'instruire leurs parents, amis et
employés s'ils en ont, des points du Christianisme exposés dans le
Catéchisme de l'Eglise catholique que la plupart des Chrétiens de
France ignorent encore par une négligence coupable,
-
de réciter tous les matins, après
avoir pris une résolution pour la journée, trois
fois un Notre Père, un Je vous salue Marie et un Gloire
au Père à genoux autant que faire se peut pour honorer la Passion de
Jésus-Christ et Sa Divine Mère, l'aimable avocate des Pénitents, et de
faire tous les soirs un bref examen de conscience sur la journée passée,
-
d'éviter toutes occasions de
querelles, de conversations dangereuses, de jurements, et de s'abstenir
prudemment de toutes mondanités et autres pompes du démon auxquelles ils
ont renoncé le jour de leur baptême,
-
de jeûner tous les vendredis - sauf
entre la fête de Pâques et celle de la Pentecôte, et entre
la fête de Noël et la Purification de la Vierge Marie -, et
d'assister autant que faire se peut aux exercices qui se font dans leur
chapelle,
-
de se confesser le premier vendredi
de chaque mois, d'assister à la Messe mensuelle de la Confrérie, tenant en
main un cierge blanc (marque de la pureté et de l'amour avec lequel ils
doivent recevoir la Sainte Eucharistie), de réciter le chapelet chaque
samedi, d'assister aussi à l'Office de la Sainte Croix, aux méditations
prêchées et au reste des exercices de la Confrérie détaillés dans le
Règlement intérieur,
-
d'assister également à la Messe et
aux Offices des Vendredis de Carême et aux Offices de la Semaine Sainte,
temps destiné spécialement - comme l'Avent -, à la pénitence,
-
de se confesser et de communier avant
d'assister aux exercices de la Confrérie aux fêtes de La Sainte Croix et
des saints Patrons (Notre Dame, St Jérôme, St Louis et Ste
Marie-Madeleine), le Jeudi-Saint, pendant l'Octave du Très Saint Sacrement
et autres circonstances citées à l'article 6 des présents statuts, et aux
processions ordinaires et extraordinaires dont la liste calendaire figure
au Règlement intérieur,
-
de visiter leurs Confrères malades et
les servir avec une charité fraternelle, les aider à accomplir leurs
dévotions et les exhorter à se confesser et recevoir l'Extrême Onction, et
lorsque Dieu permet que quelqu'un meure de maladie ou pour toute autre
raison, assister à la célébration qui se fera dans la chapelle de la
Confrérie pour le repos de l'âme du défunt, accompagner sa dépouille
mortelle au cimetière ou au funérarium, et donner au Trésorier une
offrande de messes afin de faire chanter pour le défunt une Messe dans la
chapelle de la Confrérie le lundi suivant son décès, et de faire célébrer
aussi plusieurs messes basses pour le repos de cette âme et de celles de
tous les Confrères décédés dans l'année,
-
de visiter, instruire de la foi
catholique, conforter et assister matériellement les pauvres et les
malades dans les hôpitaux, dans les prisons ou à domicile, et d'aider par
leurs dons spontanés et réguliers des
fondations d'orphelins-apprentis et des associations de protection de
mères célibataires ou de futures mères en détresse
avec un esprit de charité et de sacrifice,
-
d'offrir à Dieu leurs prières tant
privées que publiques - et particulièrement les Prêtres lorsqu'ils
célèbrent le Saint Sacrifice de la Messe -, pour notre Saint Père le Pape,
pour le Sacré Collège des Cardinaux, pour notre Archevêque et ses
collaborateurs, pour la France et ses dirigeants, pour l'union et la
concorde de tous les responsables politiques, pour tous les Confrères et
spécialement pour le Prieur et son vice-Régent, pour tous les
ecclésiastiques, les Confrères malades, absents ou décédés, et
principalement pour la restauration du royaume du Christ dans les coeurs.
Le non-respect de ces statuts par un
Confrère ne constitue pas un péché mortel ni véniel, à moins qu'ils ne
soient méprisés, conformément aux multiples déclarations des Souverains
Pontifes sur ce sujet. Cependant, ceux qui n'y satisfont pas se privent de
recevoir les bienfaits spirituels que le Saint Père voudra bien donner aux
membres de la Confrérie. Les contrevenants s'exposent de plus à être exclus
de la Confrérie en cas d'abus répétés.
Article 16
De la correction des Confrères
délinquants
Si un Confrère a un comportement
indigne de l'appel à la pénitence, à la piété et à la charité qu'il a reçu
et auquel il a répondu librement, la première fois le Prieur ou le
vice-Régent lui fera en privé et face à face une correction fraternelle et
l'informera qu'une récidive l'obligerait à payer une amende dont le montant
est défini dans le Règlement intérieur. A la deuxième récidive, une
assemblée générale extraordinaire sera convoquée pour décider d'exclure
éventuellement le Confrère délinquant.
Article 17
Des jours et heures que les Confrères
se doivent assembler pour faire le service divin
Article abrogé et remplacé par
l'article du même nom dans le Règlement intérieur.
Article 18
Suite du même article
Article abrogé.
Article 19
De la visite des Confrères malades
Article abrogé, remplacé par
la nouvelle formulation de l'article 15 des présents statuts.
Article 20
Des prières que les Confrères doivent
faire
Article abrogé, remplacé par
la nouvelle formulation de l'article 15 des présents statuts.
Article 21
De l'explication des présents statuts
que le Prieur ou son vice-Régent doivent faire aux Confrères
Chaque année, toute la Confrérie sera
assemblée pour entendre la lecture des présents statuts par le Secrétaire.
Chaque article pourra faire l'objet d'un bref commentaire du Prieur ou du
Vice-Régent afin de rappeler à chacun son devoir et d'exhorter tous les
Confrères à une plus grande assiduité dans les exercices spirituels de la
Confrérie, et spécialement les jours de fête cités à l'article 6 des
présents statuts.
Article 22
Avertissement aux Confrères Officiers
Article abrogé.
___
Fin des statuts.
à Toulouse, le 25 novembre
2010
Le Prieur,
Nicolas Larger

page mise à jour le
dimanche 05 mars 2017 17:13
Note pour information : Les associations de
fidèles sont traitées dans le code de droit canonique (édition de 1983) aux
canons 298 à 329.
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