Kit du fondateur/réactivateur d'une Confrérie de Pénitents bleus

 

 

 

 

 


il semble, selon certains signes, que la Providence Divine ait des projets pour les Confréries de Pénitents ces dernières années.

 

Après avoir subi plus de cent ou deux cents ans de désolation générale, surtout depuis la Révolution et aussi à la fin de la Restauration, toutes les Confréries de Pénitents encore en activité reçoivent maintenant des demandes d'admission en nombre croissant.

 

Afin donc de faciliter la tâche de ceux qui sentiraient un appel de Dieu Notre Seigneur pour fonder ou réactiver une Confrérie de Pénitents dans le diocèse dont ils dépendent, voici quelques éléments en Kit.

 

 

Kit du fondateur/réactivateur

 

Les éléments nécessaires pour fonder ou réactiver une Confrérie de Pénitents bleus sont les suivants :

 

a) Trois personnes déterminées. Trois minimum du fait qu'une association privée ou publique de fidèles est une collégialité (cf. statut canonique du pénitent, § 7 A, alinéa 2)

 

b) le consentement écrit de l'évêque du lieu pour une association publique (code de droit canonique (CDC) de 1983, canon 312) entraînant approbation des statuts (CDC 314)

 

c) la création et l'enregistrement d'une association de type Loi de 1901 (CDC 299, note alinéa 2)

 

et en cas de réactivation :

 

d) le texte intégral des statuts fondationnels s'ils existent quelque part (ou ceux de la Confrérie de Toulouse sinon ; voir plus loin)

 

e) les statuts actualisés

 

f) une connaissance historique de la Confrérie à réactiver

 

 

Source à consulter bénéfiquement

 

Le code de droit canonique de 1983, notamment les canons suivants : Liberté d'association : can. 215; ass. privées : 298, 299; adjectif catholique : 216, 300; privilège de l'évêque : 301; ass. publiques : 301 §3; approbation des statuts : 314, 322 §2; nomination du Prieur et du chapelain : 317, 324; droit de regard de l'evêque : 319; obligation de formation : 329.

 

 

Commentaire des points ci-dessus

 

a) Dans une collégialité, il y a obligatoirement un responsable et un Conseil. Pour que le responsable (ici le Prieur) et le Conseil puissent être en mesure de prendre des décisions, un nombre impair de votants est nécessaire, d'où trois personnes minimum.

 

b) Une confrérie de Pénitents a vocation apostolique. Ses moyens coutumiers sont la démonstration de piété populaire via des processions et des célébrations (Messe, Salut au Saint Sacrement, chants, etc.) Sa structure canonique doit donc être publique, donc de facto créée par l'évêque ou approuvée par lui (selon les circonstances). Certes, le code de droit canonique, reprenant les décisions du Concile Vatican II, autorise à tout fidèle la liberté d'association pour des fins apostoliques. Cependant, si la confrérie créée ou réactivée n'obtient pas l'autorisation de l'évêque, elle continue d'exister juridiquement (si elle a été déclarée en préfecture) mais devient de facto une association de fidèles privée (en attendant de devenir une association privée de fidèles...)

 

c) Pour jouir de la personne morale, donc pour avoir le droit d'ouvrir un compte en banque au nom de l'association, par exemple, ou de pouvoir acquérir, gérer ou recevoir en dons des biens immobiliers, la confrérie doit avoir une existence légale, ce qui se fait par l'enregistrement en préfecture. Les statuts transmis en préfecture ne sont bien évidemment pas les statuts fondationnels de la Confrérie si celle-ci date du XVIe siècle. Ils devront être allégés et adaptés à notre siècle.

 

d) le texte des statuts fondationnels est essentiel en cas de réactivation d'une confrérie dissoute ou éteinte, afin de retrouver le charisme qui a été à l'origine de la confrérie, et de rédiger des statuts actualisés et non inventés de toutes pièces (voir § e) ci-dessous)

 

e) les statuts réactualisés permettent de faire revivre avec fidélité la confrérie dissoute ou éteinte, tout en adaptant les statuts originaux aux circonstances de la vie d'aujourd'hui (éviter par exemple le port de la cagoule, le mariage de "pauvres filles" et l'envoi en apprentissage forcé d'orphelins, les processions pieds nus sous la pluie à trois heures du matin, encagoulés, un cierge à la main, en chantant le De Profundis, etc.), l'idéal étant de prier, faire prier et apporter un service charitable à la société selon l'esprit de la fondation mais en conformité avec les us et coutumes de notre époque.

 

f) la réactivation d'une confrérie n'est pas une mince affaire. Le sérieux est une obligation car nous travaillons pour la gloire de Dieu. En conséquence, les fondateurs veilleront à bien connaître l'histoire de la confrérie qu'ils entendent créer ou réactiver afin de savoir en parler et ainsi toucher beaucoup d'âmes. Le saint fondateur d'une activité apostolique réclamait dans sa prière : "Des âmes, Seigneur. Elles sont pour Toi, pour Ta gloire."

 

 

Spécificité des Confréries de Pénitents bleus

 

Afin d'aider l'Esprit Saint autant que faire se peut - car comme le disait St Augustin, "Dieu nous a créés sans nous, (mais) Il n'a pas voulu nous sauver sans nous" (Sermon 169, 11, 13) -, il est judicieux de bien expliquer la Confrérie, ses buts et à quoi s'engage celui qui veut la rejoindre. Dans ce qui suit nous ne développerons pas ce que rejoindre une Confrérie apporte au postulant, ce n'est vraiment pas l'essentiel et à vrai dire cela ne nous intéresse pas beaucoup, même si de nombreux souverains Pontifes ont accordé et accordent encore des indulgences dans certaines circonstances.

 

Ce qui importe, c'est ce que le Pénitent peut apporter à Dieu et à ses frères.

 

En 1575, les pénitents rejoignaient essentiellement une Confrérie pour crier vers le Ciel leurs prières afin de sauver la France de l'hérésie protestante qui faisait des ravages partout, niant la Présence Réelle, la virginité de la Vierge Marie et l'autorité des Pères de l'Eglise.

 

Aujourd'hui la doctrine protestante existe toujours mais ne menace plus personne, surtout grâce aux progrès extraordinaires réalisés dans le domaine de l'Oecuménisme par le Saint-Père Jean-Paul II.

 

En revanche, notre patrie a de plus en plus besoin d'être sauvée car le souci de Dieu et du Salut a disparu de l'âme de nos concitoyens, comme l'avait prédit Marthe Robin en 1936. Le vénérable Jean-Paul II a parlé longuement de nouvelle évangélisation et nous a posé à tous au Bourget en 1980 une question essentielle : "France, fille aînée de l'Eglise, qu'as-tu fait des promesses de ton baptême ?" C'est bien à cette nouvelle évangélisation que nous sommes appelés si nous souhaitons rejoindre une confrérie de pénitents. En effet, le Pénitent s'engage à prier et faire prier, et à offrir toutes sortes d'actes de vertu privés ou publics comme des parfums d'agréable odeur qui montent vers le trône de Dieu.

 

En deux mots, ce qui motive le désir de rejoindre une conférie de pénitents, c'est la conviction que Dieu écoute nos prières. Si elles Lui sont agréables, Il fera retomber sur nous, nos voisins, nos concitoyens, nos dirigeants, des grâces innombrables de conversion intérieure - par l'intercession de Marie -, comme une pluie de roses.

 

La spécificité des Confréries de Pénitents bleus peut donc se résumer en trois points :

  • montrer discrètement notre amour réel du Seigneur Jésus et de sa très Sainte Mère

  • prier intensément pour la France et ses dirigeants

  • chercher humblement des âmes avec foi.

 

"J’ai planté, Apollos a arrosé, mais c’est Dieu qui donne la croissance."

(St Paul, première épitre aux Corinthiens, 3, 6)

 

 

 

 

 

page mise à jour le mercredi 22 décembre 2010 13:44